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Aménagement

RHI à Mayotte : intégrer les usages agricoles et vivriers

Les opérations de résorption de l’habitat insalubre gagnent à identifier les usages productifs, vivriers et sociaux avant de figer les espaces.

Dans une opération de RHI, l’agriculture et les pratiques vivrières peuvent être peu visibles dans les plans mais très présentes dans les usages. Les ignorer peut déplacer des activités, créer des conflits ou produire des espaces résiduels sans fonction.

Observer avant de programmer

Les enquêtes et visites doivent repérer les jardins, arbres utiles, petits élevages, lieux de transformation, circulations, usages collectifs et espaces de stockage. L’objectif n’est pas de tout conserver, mais de savoir ce que le projet modifie.

Transformer les contraintes en programme

Des espaces partagés, des jardins, des lisières productives ou la réutilisation d’espaces délaissés peuvent parfois répondre à plusieurs objectifs : qualité de vie, alimentation, gestion des eaux, appropriation et entretien.

Articuler urbanisme et pratiques réelles

La concertation est plus utile lorsqu’elle porte sur des choix concrets : accès, localisation, règles d’usage, gestion et responsabilités. Les usages locaux deviennent alors des données de projet et non une annexe sociale.

Besoin d’aller plus loin ?

Ces repères restent généraux. Pour un projet réel, les règles, données, responsabilités et méthodes doivent être vérifiées à la date de la mission.

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